mercredi 28 juillet 2010

I'm a junkie.

Depuis peu, cette révélation m'a sautée aux yeux. Je suis un drogué.
Qu'elle se fume, s'injecte, se boive, une drogue entraîne un effet de dépendance.

Cependant, il existe des drogues plus sournoises. Qu'il s'agisse de jouer à WoW sur la Toile, à la guitare sans fin, la dépendance est présente.

Pour ma part, la colère a été ma première drogue. Sans m'en rendre compte, elle m'a guidé, m'a tenu en vie. Une fois qu'elle a disparu, les plombs ont sautés.
Désorienté, perdu, vide, je marchais tel une coquille vide.
J'ai fumé, j'ai bu. Mais le vide était toujours présent.

La cinéphilie est arrivée avec ses légions d'acteurs, de daubes, de chefs-d'oeuvres.
Le travail acharné a aidé. Mais pas suffisamment.

Mais après quelques épreuves existentielles, j'ai trouvé une drogue pure. Lumineuse. Claire. Je suis complètement accro et je compte bien le rester.
Au fond, on est tous accro à quelque chose, ou à quelqu'un.

lundi 16 novembre 2009

Jambon-beurre

Ce terme reviendra très certainement, au vu de l'actualité, quelques fois dans les articles futurs, il me faut donc le définir.
Il décrit de façon anonyme un individu, ou l'ensemble de ces individus, de type maghrébin musulman, qu'il soit belliqueux et dégénéré, ou non. Ce pseudonyme a pris naissance en alliant le teint de la peau offert par le soleil et leur interdiction religieuse d'ingérer un quelconque nutriment à base de porc.

Pour les âmes sensiblement trop correcte, sachez que ceci n'est guère du racisme, grande bannière derrière laquelle beaucoup se cachent au lieu de s'exprimer librement. On appelle encore couramment les Inuits d'Esquimaux, ce qui constitue une insulte pour leur culture. So, STFU !
Ce sentiment de crainte et de réticence lorsque le sujet des Jambon-beurre éclot est justement la racine de cette publication.

Au cours de la semaine dernière, alors que je sirotais ma tasse de café au pied levé, je m'abreuvai l'esprit d'actualités internationales sur une chaîne européenne.
C'est alors qu'une nouvelle particulière a retenu mon attention... Toute mon attention...
Un jeune allemand poignarde une Égyptienne voilée. Voilà Ce que j'ai, tout d'abord entendu. Et alors ? Le fait qu'elle porte le voile est-il devenu un critère ?
Ce qui fut passer sous silence était qu'elle était enceinte. Le fait d'être musulman est-il si important que ça ? Le monde aurait-il tant peur de cette population ethnique ?
Pour un meurtre, gratuit et infâme, certes, le voilà condamné à perpétuité.

Personnellement, ça me choque ! Voilà une voilée poignardée, et c'est le monde musulman qui s'emballe.
L'affaire, en juillet, avait suscité l'indignation dans le monde musulman et des manifestations de masse, en Egypte et en Iran notamment

Et là, ça me dérange.
Un jeune dérangé agresse un couple de personnes âgées et les tue après leur avoir dérobé 50€, pas d'émoi particulier. Il prend trois ans, et sort après la seconde.
Un jeune dérangé poignarde une femme voilée, et parce que les Jambon-beurre poussent une gueulante, le voilà parti pour perpétuité.

Je ne suis pas d'accord. Si tous prenaient perpétuité, je ne serais pas en train de broncher.
Ce qui me gêne, c'est cette impression d'une pression tacite, cachée derrière une démocratie de tire-aux-flancs.

Un crime reste un crime, que la victime soit un Jambon-beurre, ou un Gouda, ou n'importe quoi !

dimanche 13 septembre 2009

Rentrée à l'école

Suite à l'une des innombrables altercations entre mes parents, ma mère s'est enfuie. Mon frère et moi étions sur la banquette arrière.
C'était une nuit pluvieuse, chose commune dans notre pays, et bien entendu, le sommeil est venu nous chercher. Mon frère s'est allongé, a posé sa tête sur ma jambe pour ensuite sombrer dans les bras de Morphée. Il ne m'a pas fallu longtemps pour succomber, moi aussi, au marchand de sable...

Lorsque je me suis réveillé, il semblerait que je pleurais, je hurlais. Il y avait des inconnus autour de moi. Il y avait aussi du sang.

Mes bribes de souvenirs ne m'ont guère apporté grand chose de plus.
J'ai appris par la suite qu'une motte de terre, souvent laissée par les tracteurs, une fois mouillée, possédait la surprenante propriété de permettre à un véhicule de déraper, et d'emboutir un mur sur sa lancée.

Je me suis retrouvé à l'hôpital, et ai été placé dans une chambre obscure, partagée avec un autre malade et où j'ai passé la nuit. Cette présence dans la pièce aurait dû me rassurer. Malheureusement, ce ne fut pas le cas.

Par chance, j'ai reçu la permission de sortir le lendemain. Je n'avais rien, juste un choc au dos, mais totalement bénin, et ma mère n'avait reçu qu'un coup à la cheville. Une simple foulure.
Par contre, mon petit frère a eu beaucoup moins de chance. Allongé comme il était, son petit corps a décollé : son nez a été pulvérisé. Après une nuit aux médecins pour le reconstruire, il est resté plus d'un mois à l'hôpital, le visage tuméfié, une balafre sur le visage.

Le lendemain de ma sortie, j'ai pu reprendre les cours. Et ce jour-là, j'étais en retard.
Lorsque je suis entré dans la classe, pensant me faire punir pour mon retard, la surprise et l'émotion m'ont envahies. Toute la classe m'a applaudi, pour je ne sais quelle raison d'ailleurs, mais elle m'a applaudi. Je crois même que j'en ai pleuré.

Mon frère est sorti de l'hôpital, mais n'a plus jamais été le même depuis. Cette blessure physique en a créé une autre, psychologique celle-là.
Avec le temps, tout s'efface, tout guéri. Sa cicatrice disparaît, et les douleurs du cœur s'apaisent.